Créer un blog Présentation

Nom du blog :
mafiaitaloamericaine
Description du blog :
Un Travail Personnel Encadré portant sur le crime organisé, la mafia prohibitionniste aux Etats-Unis
Catégorie :
Blog Société
Date de création :
30.03.2008
Dernière mise à jour :
30.03.2008
RSS

Rubriques

>> Toutes les catégories <<

Navigation

Accueil
Livre d'or mafiaitaloamericaine
Créer un blog
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !
Mes blogs et sites préférés

Billets les plus lus

· Bibliographie et dédicaces
· Les débuts et la fin du crime organisé . . .
· Comment le crime organisé réussit-il à perdurer . . .
· CONCLUSION : Le crime organisé existe-t-il toujours une fois la Prohibition éradiquée??
· Comment le crime organisé réussit-il à perdurer . . .
· Un blog sur la mafia . . .
· Les débuts et la fin du crime organisé . . .
· Les débuts et la fin du crime organisé . . .
· Les débuts et la fin du crime organisé . . .
· Introduction : La prohibition aux Etats-Unis : Comment tout a commencé . . .

Statistiques



Ajoutez aux favoris 20 derniers commentaires

mafia
16.06.2008
mafia
16.06.2008
mafia
16.06.2008
RSS

Blogs à découvrir :

· ecoville
· lailasamburu
· stcypnews
· vicesversdart
· vigneronajt
· atiaimua
· charafantar
· dje
· zizo101988
· georgeslondiche

Un blog sur la mafia . . .

Posté le 30.03.2008 par mafiaitaloamericaine
Voila mes camarades et moi nous sommes chargés de préparer un T.P.E. sur la mafia ( du thème "pouvoir et société") et plus précisément le crime organisé italo-américain des années 30 aux Etats-Unis . . .

Est-ce que la fin de la Prohibition en Amérique sonne le glas de la mafia ou italo-américaine ou si malgré tout elle survit??



--

Introduction : La prohibition aux Etats-Unis : Comment tout a commencé . . .

Posté le 30.03.2008 par mafiaitaloamericaine
Dans notre société actuelle, société où les médias sont rois, la mafia a toujours passionné le public. On a pu voir les immenses succès de films comme Les Incorruptibles, Le parrain, Les affranchis, Donnie Brasco, Il était une fois l’Amérique, Scarface, des séries comme les Sopranos, Brotherhood ou encore des jeux vidéo comme Grand Theft Auto, jeu où la violence, la drogue, le jeu, la prostitution et le crime sont omniprésents.

Au XIXème et XXème siècle, aux Etats-Unis, le crime devient présent partout, il accable et terrifie les populations, et crée de véritables réseaux de personnes obsédées par l’argent prêtes à tuer, profiter, racketter, exploiter pour parvenir à leurs fins. Le « coup d’envoi » de cette expansion a été sifflé par une loi interdisant la vente, la consommation, la production et le transport de boissons alcoolisées à l’intérieur de l’Etat: La Prohibition.

Les Etats-Unis, qui furent longtemps une terre d’immigration, accueillirent entre autre des irlandais et des écossais, qui ont apporté leur savoir-faire en matière de distillation. Ces néo-américains se sont alors mis à construire des distilleries sur leur territoire d’accueil. L’alcool, maintenant répandu et fortement utilisé, fût montré du doigt, car les saloons étaient devenus des lieux de débauche, détournant les hommes de leurs obligations familiales et professionnelles. Voilà pourquoi dès le XIXème siècle, dans de nombreux pays l’alcool fût accusé d’engendrer délinquance et maladies, et de ce fait prohibé. Des partisans de cette prohibition tel Jack London qui a relaté son combat contre l’alcoolisme dans son autobiographie : John Barleycorn aidèrent la prohibition à gagner en crédibilité car elle était controversée.

Ainsi tous les états des Etats-Unis d’Amérique furent privés d’alcool le 29 janvier 1919, lors de la publication du 18ème amendement de la Constitution. Il est de ce fait l’acte de naissance d’une période de trouble, durant laquelle se sont constitués de véritables empires mafieux autour de la contrebande d’alcool. Ce texte fût donc la clef de la réussite d’illustres gangsters tels qu’Al Capone, grand parrain de la mafia prohibitionniste. La prohibition fût donc mise en place pour des raisons politiques, sanitaires et sociales, pour réduire le crime et la corruption, afin de réduire les charges fiscales créées par les prisons et les « poorhouses », pour enfin améliorer la santé et l’hygiène de l’Amérique. Cependant, elle ne mena pas à la fin de la délinquance, ou des problèmes de santé du pays, comme le pensaient les chefs de l’Etat. La prohibition fût au contraire un facteur de croissance des problèmes internes de la nation et du crime organisé, réseau de plusieurs personnes respectant les ordres d’un même chef ou d’un comité de direction afin de faire des profits illicites pars des méthodes et des domaines interdits. C’est le crime organisé qui donna naissance à la mafia.
L’alcool était alors envié de tous, et les organisations mafieuses qui réussissaient frauduleusement à se procurer de la boisson la revendait pour en toucher des revenus exorbitants. Tous les propriétaires de distilleries, vignerons et autres professionnels maintenant au chômage sombrèrent dans l’illégalité sous l’effet de la colère. Les bars, reconvertis en salons de thé ou épiceries, disposaient d’arrière-boutiques où se mêlaient alcool, drogue, jeu et prostitution (cf. Miller’s Crossing des frères Coen).

Les sommes colossales ainsi engrangées permirent d’acheter la complicité de nombreux juges, politiciens ou policiers. On accusa même le chef du FBI d’avoir été corrompu. C’est alors que débuta se qu’on peut appeler l’âge d’or de la Prohibition. Dans cet exposé, nous allons tenter de voir si la fin de la Prohibition en Amerique sonne le glas de la mafia italo-américaine ou si malgré tout elle survit. Pour cela nous allons étudier comment cette mafia a vu le jour, a réussi à s’imposer, par quels moyens, les valeurs de celle-ci, ses normes, ses règles, ses secteurs d’activité, ses méthodes, son organisation hiérarchique et bien sûr la lutte éperdue des autorités contre elle.

Les débuts et la fin du crime organisé . . .

Posté le 30.03.2008 par mafiaitaloamericaine
1 – La naissance de la mafia et du crime organisé . . .

Une forte immigration.

La présence d’une mafia italo-américaine aux Etats-Unis provient de toute évidence d’une immigration venue d’Italie, et plus précisément du Sud de l’Italie et de la Sicile. Entre 1820 et 1930, plus de 2 millions d’italiens du Sud et de siciliens immigrent vers les villes de l’Est du continent Nord-américain.

Une population appauvrie.

L’origine des mafias italiennes remonte au début du XIXème siècle, où d’une part les riches tenaient de faire respecter une discipline sociale, et d’autre part les paysans tentaient d’organiser leur défense. Là-bas, ils espèrent trouver du travail et faire fortune afin de mener une vie normale, mais la plupart sont analphabètes, ne parlent pas un mot d’anglais, et de ce fait ne trouvent pas de travail. Ils se regroupent alors en quartiers et le peu qui parlent anglais constituent un lien vers l’extérieur. Le seul moyen pour ces hommes de survivre était alors de se procurer de l’argent de façon illicite. L’acceptation de la violence et de l’illégalité par une grande partie de la population contribua également à l’ascension de la mafia.

La formation de gangs.

On assiste alors à la création de gangs, identifiés à la fois par les quartiers, qui deviendront des territoires, mais également par ethnies. Ces organisations sont régies par des chefs qui dictent aux hommes du gang, appelés hommes d’honneur, ce qu’ils se doivent de faire pour le gang. Une des plus grandes organisations mafieuses prit place à New York, elle répondait au nom de Cosa Nostra.


Les débuts à petite échelle…

Le racket, le crime, le proxénétisme, le trafic d’alcool et de drogue seront donc omniprésents dans ces quartiers malfamés, où grandissent les enfants d’immigrés selon les lois de la rue. D’autres immigrants arrivèrent, voulant eux aussi s’imposer et faire fortune.

Nous allons voir par quels moyens elle a réussi à s’imposer…

Les débuts et la fin du crime organisé . . .

Posté le 30.03.2008 par mafiaitaloamericaine
2 – Comment réussissent-ils à s’imposer . . .

Une origine…
La mafia est donc originaire d'Italie du Sud, où ce type d'organisation a été identifié et caractérisé en tant que tel en premier, dès le XIXe siècle (bien que des organisations du même type aient pu exister à d'autres endroits et en d'autres temps).
Cinq organisations mafieuses sont recensées en Italie méridionale:
-La Camorra (en Campanie)
-La Cosa Nostra (en Sicile)
-La 'Ndrangheta (en Calabre)
-La Sacra Corona Unita (dans Les Pouilles)
La Stidda (en Sicile)

L’exemple de la Cosa Nostra.

La Cosa Nostra se met en place au milieu des années 1850. En effet, les institutions publiques n'étant plus crédibles à la suite de la fin des Bourbons, les grands exploitants font appel à des hommes pour assurer la sécurité de leurs domaines. Rapidement ces hommes prennent le contrôle de ces domaines et étendent leurs activités aux marchés d'agrumes et aux réseaux commerciaux. Les familles mafieuses sont nées. Dans les années 1920, le préfet Cesare Mori obtient les pleins pouvoirs en Sicile (grâce à Mussolini) et promet de mener une lutte sans merci face à la mafia. C'est pour cette raison que les mafieux sont forcés d'émigrer dans le monde entier : tout d'abord une famille à Tunis, puis plusieurs aux Etats-Unis.

Un développement rapide.

A partir des années 1950, les mafieux commencent à monter des entreprises, suite à la réforme agraire qui a démantelé les réseaux mafieux sur le plan agricole. Ils se mêlent notamment aux société concernées à la reconstruction d'après-guerre.
Le mafieux se présente désormais sous les traits "d'un propriétaire terrien petit ou moyen, possède, individuellement ou en société, des tracteurs, des moissonneuses-batteuses ou des camions, est propriétaire, en son nom ou en participation collective, de sociétés de constructions plus ou moins importantes pour l'adjudication des travaux publics, est titulaire ou associé d'entreprises commerciales et de magasins.

Les débuts et la fin du crime organisé . . .

Posté le 30.03.2008 par mafiaitaloamericaine
3 – La famille mafieuse

Composition

Une famille est composée de membres appartenant plus au même lieu, au même quartier, plutôt qu'ayant le même sang, même si cela est également courant. Tous les mafieux ont l’impression de faire partie d’une même famille. Traditionnellement, une famille mafieuse se constitue sur le double critère discriminant du sang et du sexe. Schématiquement, un clan n’est donc constitué que des membres d’une même famille au sens généalogique, ce qui permet de comprendre la solidarité des membres mais aussi le faible nombre d’initiés (une famille de 200 membres est déjà très importante). Concernant le sexe, la Camorra (région de Naples) est une exception notable puisque les femmes y jouent un rôle non négligeable qui peut aller jusqu’à la direction d’un clan. Par ailleurs, certaines mafias comme la Cosa Nostra sicilienne sont strictement catholiques et seuls des baptisés peuvent être initiés.





L’initiation

Pour appartenir à une famille, un mafieux doit obligatoirement être sicilien de père et de mère, de sexe masculin et catholique. Dès l'age de raison, c'est-à-dire au début de l'age adulte, la jeune recrue est imprégnée des valeurs mafieuses. On assiste donc a une véritable socialisation au crime. Il est par la suite observé longuement par les anciens, puis abordé prudemment par des sous entendus, des demis silences ou allusions. Lors de son initiation, le jeune mafieux sa fait piquer le doigt par un ancien, pour que son sang coule sue une image sacrée, de préférence un saint. Cette image se fait ensuite brûlée dans la main même de l'initié, pour tester sa résistance à la douleur. Celui-ci doit en même temps jurer fidélité à sa future famille. La première épreuve après l'initiation est souvent un meurtre désigné par la Coupole, en signe de soumission et d'obéissance à l'organisation. Après cela, l'initié est un homme d'honneur est fait parti de la famille.

Règles à l’intérieur de la famille

Les règles qui existent à l'intérieur des familles sont très strictes et rigides. La plus importante est le respect de l'omertà, la loi du silence, qui stipule qu'aucun membre ne doit coopérer avec le gouvernement ou la police. La rupture de l'omertà est punie de mort, même des années après. Un mafieux doit également respecter le code de l'honneur. A l'intérieur de la famille, l'adultère ainsi que le prêt usuaire sont également interdits. Là où la famille est également exigeante, c'est sur l'alcoolisme. En effet celui-ci est formellement banni car un homme d'honneur doit conserver son sang froid et sa dignité en toute circonstance et aussi car un homme ivre n'a plus de secret. Des normes et valeurs régissent donc une famille comme par exemple l'honneur, et donc l'interdiction de trahir sa famille.

Structure

La structure à l'intérieur d'une famille est très bien organisée. Le chef de famille, autrement dit le parrain, nomme son second, ses conseillers et des chefs locaux qui commandent quelques hommes d'honneur. L'homme d'honneur peut obtenir un statut plus important après plusieurs années d'appartenance à la famille, et cela sur décision du parrain. En Sicile, durant la période de la Prohibition, on ne comptait pas moins de 150 familles, avec un total de 4000 membres? Chaque contrôle un territoire donné, et toutes les familles n'ont pas la même importance.

Le rôle de la famille

Faire partie d'une famille est essentiel car celle-ci vous assure la protection face aux autres. Comme pour Colosimo, mafieux à la tête d'un empire de la prostitution, qui fut menacé en 1909 par des membres de la Cosa Nostra, au cours d'une opération d'extorsion. Il fit alors appel a Johnny Torio, le neveu de sa femme qui l'aida a se débarrasser des ces mafieux et devint son lieutenant en l'aidant et étendre son empire. On peut voir ici l'importance de la famille, union sacrée dans la Mafia, On ne peut sortir d'une famille que par la mort; par un gang adverse ou suite a l'exécution pour le non respect d'une règle, ou par l'exil.

Les débuts et la fin du crime organisé . . .

Posté le 30.03.2008 par mafiaitaloamericaine
4 – Connexions internationales

Cosa Nostra

Le Crime Organisé américain des années 1930 a émigré de La Sicile. Il ne s’est pourtant pas détaché d’elle. En effet, les liens entre le crime organisé et la Cosa Nostra (« Notre Chose » en Italien) sicilienne (Mafia sicilienne originelle) restent très étroits, notamment avec des trafics communs comme le trafic de drogue. Des « Sommets » sont même organisés comme en 1957 sous la présidence de Luciano, ou la conférence à l’hôtel des Palmes de Palerme réunissant ainsi tous les dirigeants des deux mafias avec, du coté Américain, les grandes figures : Luciano, Costello, Bonnano et Genovese puis, du côté Sicilien : Genco Russo, Badalamenti et Greco. Il est inutile de préciser que, lors de ces réunions, l’unique langue de communication était bien entendu l’italien.

Subordination

Les relations américano-italiennes sont des relations de subordination. En effet, la mafia sicilienne est comme le siège social de la mafia et les organisations américaines comme des succursales qui exécutent les ordres. La mafia sicilienne est dominante et donne les grandes idées directrices de la « politique » mafieuse mais laisse tout de même des initiatives locales au crime organisé américain.

Indépendance

A certaines époques, des parrains de certaines mafias comme Corado tentèrent des actions indépendantistes pour se détacher de l’oppression italienne car il est important de savoir que la mafia sicilienne percevait des parts de bénéfices des organisations américaines. Chaque action d’indépendance s’est soldée par un échec et une exécution des commanditaires. Car les familles américaines restées fidèles à la domination italienne mataient les insurrections et, dans certains cas, l’Italie envoyait des « troupes » chargées de remettre l’ordre et de remplacer les membres des organisations « défaillantes ». Mais les tentatives d’indépendance sont restées très rares et donc les mesures exceptionnelles encore plus rares. La plupart du temps, les parrains des familles payaient les « impôts » italiens aussi scrupuleusement qu’un chef d’entreprise français paye l’URSSAF.

Main d’œuvre

Les relations des américains avec les Italiens ne se limitent pas à la simple domination de l’un sur l’autre car, en cas de « besoin de main d’œuvre », le crime organisé américain ne recrutait que très rarement sur place même au sein de la communauté italo-américaine. En cas de recrutement, on recrutait dans sa propre famille, dans des familles amies ou alors on demandait à l’Italie d’envoyer de la main d’œuvre du pays, une main d’œuvre digne de confiance, et travailleuse car elle a héritait des valeurs traditionnelles italiennes.

Les débuts et la fin du crime organisé . . .

Posté le 30.03.2008 par mafiaitaloamericaine
5 – Fin de la prohibition, fin du crime organisé ?

Fin de la prohibition

En 1933, le 21ème Amendement tant attendu par le peuple met fin à la prohibition, au détriment de la mafia prohibitionniste qui avait basé sont emprise et sa fortune sur cette loi controversée. Il s’en suivit une grande crise de la mafia et sûrement la fin de l’âge d’or de cette mafia qui avait si bien su exploiter les vices de chacun et qui finit par être presque intouchable tellement elle était présente partout et avait corrompu toutes les couches de la société et du système. Elle avait les notables et la justice dans sa poche mais pas la législation. De ce fait, elle ne pu empêcher la fin inévitable de cette prohibition hypocrite car elle ne mettait finalement fin à aucun alcoolisme.


Crise interne

La crise interne fut forte mais la mafia s’était déjà quelque peu diversifiée s’assurant certes le monopole sur l’alcool, mais développant aussi quelques secteurs annexes comme la prostitution, la pornographie, le jeu, le trafic de drogue, bien que jusqu’alors peu impliquée dans ces secteurs en comparaison au milieu de l’alcool. La mafia disposait déjà de réseaux dans ces milieux et, lors de la crise de la prohibition, elle a pu se replier sur ces secteurs annexes et survivre le temps, une fois encore, de prendre le monopole de ces réseaux et de pouvoir perdurer. Comme pendant la prohibition, la mafia sait tirer profit des vices du peuple.


Reconversion

La Mafia tire donc désormais son profit de ses nouveaux secteurs en expansion comme la pornographie avec de nombreuses maisons de production et la prostitution qui est relancée par l’utilisation des téléphones. La mafia met ainsi en place les premiers réseaux de call girl.

Elle investit également le domaine du jeu avec en particulier les machines à sous. C’est d’ailleurs à la demande de Luciano que Bugsy Siegel lance Las Vegas. Ce vaste empire du jeu et de la luxure Vegas n’est donc qu’une preuve de la reconversion de la mafia, du moins au début, car Las Vegas n’est tout de même pas entièrement sous la tutelle mafieuse bien qu’à l’origine, ce soit elle qui ai créé ce lieu. La mafia se développe ailleurs qu’à Las Vegas sur le monde du jeu en ouvrant de nombreux casinos ainsi que des tripots clandestins à petite échelle.

Bien sûr, la drogue joue toujours un rôle important dans l’économie mafieuse mais gagne en ampleur lors de la reconversion. Les dealers à la solde des mafieux sont de plus en plus présents écrasant la concurrence et s’assurant ainsi un certain monopole. La mafia a réussi à imposer des prix concurrentiels notamment sur l’héroïne car elle avait une source sure et avantageuse : La France. En effet, la « French Connection » basée a Marseille était le premier fournisseur d’héroïne de la Mafia américaine.


Méthodes de travail

La nature des rapports entre gangsters change aussi. Les relations personnelles, familiales ou locales laissent place à un type de relations américanisées, axées uniquement sur l’enrichissement. De ce fait, le rôle de la famille s’amenuise, il reste, certes, important mais ce n’est plus un critère primordial pour traiter avec ou intégrer la mafia. Le critère prépondérant devient le profit, la mafia devient capitaliste au détriment des valeurs qui faisaient sa spécificité.

Les descendants d’immigrants de la première génération ont, pour certains, réussi socialement en accédant à des postes à responsabilités. La mafia compte donc désormais dans ses rangs des juges, des procureurs, des policiers, des avocats. Luciano en homme clairvoyant, investit dans les mondanités et dans l’influence, il joue au golf et côtoie des notables allongeant ainsi son bras. La corruption devient, c’est le cas de le dire, monnaie courante.

Luciano voit loin et commence a entrevoir que ses intérêts s’oriente vers le pouvoir : la politique. Il soutient ainsi Al Smith aux élections présidentielles de 1929. La mafia est donc parfaitement intégrée dans la vie du pays à touts les niveaux, de la rue à la Maison Blanche.




Mondialisation

Comme toute entreprise la Mafia s’étend au delà des frontières, en effet dans les années 30, Meyer Lansky se rend a La Havane et conclut un arrangement avec le dictateur Battista, pour 3 millions de Dollars par ans, versé sur un compte en Suisse, Battista laisse les mains libres a Luciano et Lansky. La Havane se métamorphose alors en immense casino pour Américains fortunés. Luciano investit aussi Hollywood et son industrie du cinéma. Pour se faire ils mettent la main sur les syndicats d’acteur de techniciens, pour racketter les firmes cinématographique en les menaçant des déclencher des grèves ruineuses.

Comment le crime organisé réussit-il à perdurer . . .

Posté le 30.03.2008 par mafiaitaloamericaine
1 – Règles, normes et valeurs régissant la mafia

Les organisations mafieuses et le crime organisé ont donc duré. Mais s’ils ont duré, c’est bien sûr grâce à l’organisation hiérarchique de la communauté et aux règles, normes et valeurs qui y sont inculqués aux mafieux.

Le code de l’honneur

Ces règles sont regroupées dans un code de l’honneur et annoncées au candidat voulant devenir mafieux lors du rituel d’entrée à la mafia, appelé aussi rituel d’initiation.
Nous avons retrouvé un texte de Giovanni Falcone expliquant ce code de l’honneur dans la famille de la Cosa Nostra. Mais ce code ne change pratiquement pas selon les différentes familles.
Le rituel se déroule ainsi : les candidats sont menés dans une pièce, face à des hommes d’honneur et bien sûr du « représentant » de la famille. Il leur inculque alors les lois fondamentales pour devenir à leur tour hommes d’honneur, après les avoir averti que l’organisation appelée plus communément mafia et qu’il était formellement interdit de parler de l’Organisation aux étrangers. Le code de l’honneur stipulait qu’il était interdit de désirer la femme d’un autre homme d’honneur, de voler, d’exploiter la prostitution, de tuer d’autres hommes d’honneur, sauf en cas d’absolue nécessité, de coopérer avec la police, de se battre avec d’autres hommes d’honneur. Il stipule également qu’il faut en permanence montrer un comportement sérieux. A cause de cela, l’alcool est strictement interdit car un homme ivre n’a plus de secrets.

Al Capone, bien qu’il soit l’un des plus grands parrains mafieux de toute l’histoire, avait à une certaine époque une réputation d’homme puissant, tirant ses revenus (jusqu’à 6millions de dollars par semaine) uniquement du crime, de la drogue et de la prostitution.
Avide de respect et de pouvoir, Capone saisit l’occasion de la Grande Crise des années 30 pour venir en aide aux chômeurs, distribuer la soupe populaire, nourrissant généreusement des milliers de personnes.


Normes et valeurs

A l’intérieur d’un groupe, d’une famille, la principale valeur est l’honneur. En effet, un homme d’honneur comme l’indique son nom doit garder son calme en toute circonstance.
Un climat de solidarité règne également dans ce groupe, où la trahison est punie de mort.

Une différence d’âges


Les mafieux veulent bien se faire voir du peuple afin qu’il ne se retourne pas contre eux.
Mais on a pu observer un bouleversement de tempéraments entre « les anciens » et « les nouveaux » mafieux. En effet, depuis les années 30, commence une restructuration des gangs par la violence.
On peut voir alors une opposition des idées d’une structure mafieuse plus traditionnelle et celles de la nouvelle génération.
De jeunes criminels décident l’élimination des anciens qui refusent à tirer profit de la drogue et du proxénétisme, activités jugées par eux indignes d’un homme d’honneur.
Cependant, les mafieux de la prohibition, avides d’argent, détournèrent en partie ces règles, pratiquant le proxénétisme, le crime, le racket.
La mafia n’était donc plus protectrice, malgré quelques actes qui firent remonter sa côte de popularité.

Comment le crime organisé réussit-il à perdurer . . .

Posté le 30.03.2008 par mafiaitaloamericaine
2 – Secteurs d’activités

L’alcool

La Mafia Américaine a sue profiter de la prohibition, elle été en effet un marché prolifique que l’état lui servait sur un plateau. La Mafia a donc rapidement établit des réseaux clandestins d’approvisionnement, notamment grâce au Canada départ lequel il faisait venir de l’alcool de contrebande, afin d’approvisionner leurs clients et leurs bars illégaux. L’essentiel des revenus mafieux était générés par l’alcool car ils avaient le monopole du réseau.

La prostitution et la pornographie

Après le 21ème Amendement qui met fin a la prohibition, la mafia se rabat sur un des secteurs annexes qu’elle avait développée : La prostitution. Les mafieux recrutait des filles influençables ou en enrôlait d’autres de force pour se vendre. Les bars clandestins était aussi souvent des boites de strip-tease, où, les mafieux proposait leurs filles. Cette activité c’est poursuivit après la prohibition, les bars devenus légaux se sont ainsi transformait en boîte de strip-tease.

Les mafieux ont aussi bâtit un immense empire de production, notamment, de la production pornographique. Les prostituées sous leur tutelle mafieuse étaient leur main d’œuvre attitrée.

Le jeu

Encore un des secteurs parallèles de la mafia, pendant la prohibition de petits tripots sévissaient dans des caves des grandes villes. Après la prohibition le jeu prend de l’ampleur, en effet se vice est de mode. De grand pôles du jeu voient le jour : La Havane de Meyer Lansky, et Las Vegas de Bugsy Siegel. Lucky Luciano a développé se secteurs car il été très axé sur le show-business et les mondanités, c’était un moyen pour lui de s’immiscer dans se milieu, se qu’il fit, d’ailleurs, à merveille !




La drogue

Encore un fois la mafia exploite un des vices humain : la drogue. La mafia se concentre tout de même sur se qui rapporte : l’héroïne en partenariat avec la French Connection. Les mafieux laisse les drogues douces et la cocaïne à la concurrence pour éviter des conflits et par soucis de rentabilité.

Le racket

Le Racket est sans nul doute la facette la plus immorale et illégale des activités mafieuses. La Mafia « percevait des impôt » de la part de commerçants basés sur « leur » territoire ou de syndicats sur lesquels ils avaient mit la main. Les plus importants ont été les syndicats des dockers et des transporteurs mais aussi plus tard des acteurs et des techniciens du cinéma.

Anecdote : On se rappelle de la déclaration de Eliot Ness à la fin de la prohibition, lui qui était pourtant un fervent défenseur de la prohibition et qui mit à bas Al Capone. A cette question d’un journaliste « Qu’allez vous faire désormais ? », Eliot Ness lança cette réplique mythique « Et bien, je vais aller prendre un verre ! » ce qui souligne encore le caractère hypocrite de cette loi. Car les mêmes notables qui étaient prohibitionnistes buvaient toujours sous le manteau tout en prônant leur politique anti-alcool.

Comment le crime organisé réussit-il à perdurer . . .

Posté le 30.03.2008 par mafiaitaloamericaine
3 – Méthodes

Pour avoir un rôle aussi important dans la société, la Mafia possède un certain nombre de méthodes particulières.

Corruption

Tout d'abord la corruption joue un rôle majeur dans cette organisation. En effet, des membres de l'Etat aux simples commerçants, tous sont plus ou moins corrompus. La Mafia utilise ce moyen pour éviter le recours a la violence et ainsi attirer moins l'attention sur ses activités. L'intimidation et le chantage étaient également monnaie courante dans ces sociétés. La Mano Negra notamment était réputé pour laisser des lettres de menaces, signées d'une main noire, aux victimes de ses rackets. Néanmoins, si cela n'était pas suffisant, des méthodes plus violentes étaient également utilisées comme par exemple l'assassinat de témoins ou de juges avant un procès, ou une guerre de gang pour la prise de contrôle d'un territoire ou d'un marché.

Infiltration de l’économie

Il n'était pas rare dans une société en proie au crime organisé que la Mafia contrôle l'Etat. Leurs activités illégales étaient ainsi protégées. La Mafia, cherchant principalement le profit, possède une économie particulière, divisée en trois parties: l'économie légale, illégale et légale mafieuse. Ces dernières sont étroitement liées et peuvent coexister à l'intérieur d'un même marché, c'est pourquoi le gouvernement éprouvait le plus grand mal à les démasquer. Les mafieux possédaient un rôle essentiel dans l'économie de la société où ils résidaient. En effet, ceux-ci étaient la source d'une forte quantité d'argent et donc de capitaux. Celui-ci va par la suite être blanchi pour intégrer l'économie légale, qui dépendra désormais de ces capitaux car le système financier a besoin de capitaux nomades; Le crime organisé et le financement de l'économie dépendent désormais l'un de l'autre. C'est pour cela qu'il prit une place si importante dans la société, car il était, d'un certain point de vue, utile a la société et on la laissait donc faire. En Russie par exemple, 55% du capital des entreprises appartiendraient aux membres d'une organisation criminelle.




Infiltration politique

La Mafia et le crime organisé s'imposent également dans la politique. En effet, en échange d'une protection de leur commerce, les membres du crime organisé forçaient la population du territoire qu'ils dominaient à voter certains partis ou certaines personnes. C'est même ainsi qu'ils arrivent à accéder à des places de maires ou de conseillers municipales. Mais au-delà de la protection de leur commerce, c'est surtout lorsque la Mafia a des problèmes avec la justice et se retrouve au tribunal qu'elle fait appel aux hommes politiques.

Une répression sur la population

Les membres du crime organisé exercent également une répression sur les commerçants, leur imposant un don d'argent en échange de leur protection. Mais ci ceux-ci refusaient, ce qui étaient extrêmement rare voir impossible, ils voyaient leur vitrine brisées, ainsi que leur marchandises disparues ou brûlées.
La Mafia contrôle également certains mouvements syndicaux, les dissuadant ainsi l'interdiction d'une de leur activités, comme la prostitution et la pornographie notamment.

Les organisations criminelles possèdent donc de nombreuses méthodes. Elles s'introduisent dans des instances et les contrôlent. Elles cherchent principalement à contrôler les marchés où elles peuvent se procurer beaucoup d'argent. Le crime organisé possède donc des méthodes qui lui permettent de s'imposer dans une société et surtout d'y rester.
1 2 | >>> | Dernière page


Ce blog est hébérgé par centerblog. Créer un blog c'est simple, rapide et gratuit sur centerblog.net !
Signaler un abus